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Nos combats

Réduction des risques

La réduction des risques liée à l’usage de produits psychoactifs

En raison de la législation et de l’encadrement important lors des teknivals légaux, une stagnation du nombre de participants a été constatée. Une population de plus en plus jeune continue d’être attirée par la scène techno. On note une polyconsommation croissante et l’apparition de nouveaux produits. Le testing ou RPP est toujours interdit, ce qui limite la prévention. Suite à la reconnaissance des programmes d’échanges de seringue comme un type d’établissement médico-social (CAARUD), Médecins du Monde a transféré ses missions à des associations indépendantes. Un Collectif RDR regroupe MdM avec ces associations soeurs.

La réduction des risques liée à l’usage de produits psychoactifs

Matériel de prévention
© Boyan Topaloff

En juin 2011, l’expertise collective Inserm sur la RdR chez les usagers de drogues mentionnait que « la politique de RdR chez les usagers de drogues a joué un rôle important sur la réduction de l’incidence du VIH. Mais les résultats insuffisants pour l’infection par le VHC mettent en lumière les limites atteintes par cette stratégie ». Pour lutter contre l’épidémie d’hépatite C chez les usagers de drogues, MdM a mis en place la mission Erli1 en juillet 2010. Une recherche-action en partenariat avec Aides et l’Inserm Marseille, et soutenue par l’ANRS, permettra d’évaluer ce nouvel outil de réduction des risques..


Depuis 1997, MdM mène une action de prévention et de réduction des risques liés à l’usage de produits psychoactifs au sein des événements festifs et en milieu urbain.

Les changements contextuels nous ont amené à faire évoluer nos actions :

  • En free parties et clubs transfrontaliers.
  • En squats, lors de soirées mais aussi et surtout au quotidien. La mission Rave Paris a réorienté une partie de ses activités vers les squats.
  • En teknivals où le dispositif est composé de quatre pôles d’intervention :
    • Accueil (table de prévention, mise à disposition d’outils de prévention et de réduction des risques: kits d’injection, roule-ta-paille…).
    • Soins (espace infirmier et médical).
    • Réassurance (espace encadré d’apaisement, lieu d’accueil et de diagnostic des décompensations).
    • Analyse de drogues via la CCM (Chromatographie sur couche mince, seule pratique autorisée par la loi).

PERSPECTIVES

  • Adapter nos méthodes d’intervention aux besoins des publics (information sur les risques liés à l’injection).Consolider la mission Erli.
  • Pour les squats : pérenniser et renforcer le dispositif existant, notamment en termes de permanence médico-psychosociale.
  • En milieu festif : poursuivre le dispositif actuel en partenariat avec l’auto-support et dans une perspective de transfert vers le droit commun, notamment les Caarud.
  • Promotion de la CCM pour faire reconnaître l’analyse de drogues comme outil de RdR.

TYPES D’INTERVENTIONS

  • Toutes les missions pratiquent les premiers soins, l’information et l’analyse des produits dans une approche de réduction des risques liés aux usages de drogues.
  • Interventions dans les lieux ou espaces de rassemblements des jeunes : free parties, teknivals, discothèques, clubs, squats,…
  • En 2009, 285 échantillons (toutes drogues confondues) collectés, documentés et analysés par la mission XBT.
  • Distribution de matériel stérile d’injection et collecte du matériel souillé.

TYPES DE PRODUITS  

Alcool, cannabis, ecstasy, cocaïne, LSD et autres hallucinogènes, amphétamines, héroïne, substances anesthésiques (GHB, kétamine).

PROBLÈMES DE SANTÉ RENCONTRÉS

VHC, VIH, décompensations psychiatriques, crises d’angoisse, dépendances, troubles somatiques divers…

RISQUES LES PLUS FRÉQUENTS

transmission du VHC, VIH, décompensations psychiatriques, déshydratation, hyperthermie/hypothermie, hypoglycémie

BÉNÉFICIAIRES

Près de 22 000 contacts en milieu festif et près de 1 000 contacts sur le programme d’échange de seringues.

NOMBRES D'INTERVENTIONS.

113 sorties des missions Rave, dont 1 teknival et 177 sorties réalisées par le PES d’Angoulême.

SOURCES DE FINANCEMENT

Direction générale de la Santé, groupements régionaux de santé publique, conseils régionaux, INTERREG (Europe).

PARTENAIRES

Techno Plus, AIDES, L’Orange Bleue, ASUD, le Tipi, Act Up, l’Acothé, Espace Indépendance, Sida Paroles, Association Liberté, Bizia, Gaïa, La Fratrie, ANPREF, AFR