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La mission France de Médecins du Monde
Les actions humanitaires de Médecins du Monde en France
- apporter un accès aux soins pour les plus vulnérable - 100 programmes humanitaires dans 29 villes
Un accès aux soins pour les plus vulnérables
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La mission France | L’HISTOIRE Hiver 1986 : Médecins du Monde ouvre un centre de santé pour les plus démunis à Paris avec l’intention de le fermer trois mois plus tard. 2011 : 21 centres d’accueil, de soins et d’orientation fonctionnent en métropole, Mayotte et Cayenne.
EN CHIFFRES - 100 programmes dans 29 villes - 2000 bénévoles et 60 salariés - 21 centres d’accueil, de soins et d’orientation reçoivent près de 26 000 patients et réalisent 35 000 consultations médicales par an - 1 centre de soins pédiatriques à Mayotte - 80 actions mobiles de proximité : campements rroms, squats, raves, maraudes auprès des SDF, des personnes se prostituant |
LE RECUEIL DE DONNEES
En 2000, MdM crée l’observatoire de l’accès aux soins. Depuis, chaque année MdM publie un rapport présentant l’état des lieux en matière de santé des plus précaires en France.
Les derniers chiffrent montrent une dégradation brutale et récente, entre 2007 et 2009 :
+ 17 % d’augmentation de patients vus dans les centres MdM
22% des personnes reçues par MdM ont recours aux soins avec retard et quand ils n’ont plus vraiment le choix contre 11% en 2007
+ 30 % de patients mineurs par rapport à 2008
>> L'observatoire de l'accès aux soins
TRISTE ETAT DES LIEUX DE L’ACCES AUX SOINS EN FRANCE
Une dégradation récente
En 1998, la loi de lutte contre les exclusions crée la couverture maladie universelle (CMU) qui permet aux personnes et familles vivant au dessous du seuil de pauvreté d’avoir accès aux soins. La loi prévoit également la création de permanences d’accueil dans les hôpitaux pour les plus précaires (PASS). L’aide médicale d’Etat, séparée de la CMU permet aux personnes sans-papiers d’avoir accès aux soins.
Ces mesures ont permis à des milliers de personnes de se soigner sans que la dépense pèse sur leur budget très limité, mois de 700 euros par mois de revenus. La création de PASS dans certaines villes a permis de fermer plusieurs centres de santé de MdM.
Cependant, la loi n’est pas entièrement mise en œuvre : les PASS ne sont pas, loin s’en faut, ouvertes partout où cela était prévu. Certains spécialistes refusent encore de soigner des malades couverts par la CMU. Mais surtout, les réformes engagées ces dernières années dans le domaine de l’assurance maladie : création des « franchises médicales », déremboursements de certains médicaments, ne font qu’accroître les difficultés financières auxquelles se heurtent les personnes défavorisées pour se faire soigner et remettent progressivement en question le système solidaire de couverture santé. Sans mutuelle, avec un reste à charge trop important, beaucoup renoncent à se soigner ou sollicitent des soins avec retard.
La fin de l’accès aux soins pour les personnes étrangères
Les personnes sans-papiers rencontrent en permanence de nombreux obstacles à l’accès aux soins : barrière linguistique, peur des arrestations, méconnaissance des droits et des structures, complexification des démarches administratives... Mais leur situation s’est encore récemment aggravée. En 2010, l’aide médicale d’Etat a été remise en cause et un droit d’entrée de 30 euros exigé pour les personnes sans papiers qui vivent déjà au dessous du seuil de pauvreté (moins de 634 euros mensuels). En 2011, c’est la loi permettant aux étrangers très gravement malades qui a été modifiée permettant ainsi de renvoyer dans son pays un étranger malade sans que l’accès au traitement soit effectif.
Les plus défavorisés considérés comme une menace
Migrants, sans-papiers, demandeurs d’asile, Rroms, personnes se prostituant, personnes vivant à la rue ou en squats, usagers de drogues sont désormais considérées par les pouvoirs publics non plus comme des personnes en grande précarité mais par un effet de glissement comme une menace. Cette politique de stigmatisation et de « criminalisation de la pauvreté » a des répercussions sur la santé et les conditions de vie de ces populations. Rupture de soins après une expulsion, arrêt de campagnes de vaccination, non suivi des malades et des femmes enceintes… les effets sanitaires sont graves et immédiats.
Afin d’apporter la réponse la mieux adaptée à ces populations fragilisées, la mission France a parfois mis en places des réponses d’urgence, camps et mises à l’abri, distribution de matériel de survie sur le modèle de ses interventions à l’international.
